Ph: Didier Leclerc

Banaste de mots et d’images pour une estive

Les Ateliers du couar ont sorti le 26 mai 2006 le premier numéro des cahiers du couar, publication bi annuelle sur le travail de l’association.
Banaste de mots et d’images pour une estive consacre les textes et photos de la transhumance de l’été 2005, réalisés par Berthe Ravel, Didier Leclerc et Jean-Paul Rouvier entre le lieu dit la Rouine et la montagne de Pompe.
 
 

..." Tout en étant d’une même race, chaque brebis a une physionomie et des réactions différentes. En plus dans chaque troupeau il y a des bêtes de remarque, celles que le berger garde comme point de repère, comme spécimen rare. Il y a souvent des divergences entre vallées ou même entre bergers quant à leur appellation : pour les uns ce sont des " bigarrées " pour les autres ce sont des " caillées ", des " mouchetées " ou des " tachetées ". Si une brebis blanche reste " commune ", la génétique en a fait autrement pour les autres. Des éleveurs portent plus d’intérêt à avoir ce genre de brebis dans leurs troupeaux, d’autres préfèrent garder des agnelles avec des cornes. "...

 Berthe Pélestor-Ravel, Banaste de mots et d’image "Des pas sur les traces du troupeau, des mots sur les empreintes des pas"


« Couché 1 heure ! j’ai mis la tente sur le parcours du troupeau. On’sait pas qu’des fois qu’je dorme à poings fermés ! Ça y est ! Je l’ai voulue, je l’ai ! Debout ! »

Les rossignols nous réveillent d’un sommeil sous nos tentes ; un puis deux … puis tous les oiseaux de la terre se mettent à chanter. Le jour, tel un chef d’orchestre, met en mouvement les divers chants qui s’ajoutent les uns aux autres : une véritable symphonie des oiseaux !

« Bon, d’accord ! C’est agréable à entendre, mais les yeux sont encore lourds. Peu dormi, et au dur SVP ! Bon, ça façonne les muscles du dos ! d’accord ! d’accord ! »…

Didier Leclerc, Banaste de mots et d’image « Trans-, Transhumance, Transmutation, Transposition ».…


« C’est drôle par moments, regardant ces brebis, je crois voir des humains. Au plus profond des temps c’est bien la nourriture qui força le chemin. Nomadisme obligé jusqu’à la découverte, hasard nécessité ? De la germination, sa domestication et puis celle des bêtes. Départ d’une trans-humance de l’humanité, sans retour celle-là à la case départ. Combien de déplacements au profil inquiétant peuplèrent l’univers de nos lointains parents ? Le regard des moutons porte même inquiétude, leur berger cependant maîtrise sa mission. Son souci principal sur le sentier qui grimpe sera de garantir l’approvisionnement en eau dans les hautes pâtures. Si l’instinct peut conduire l’animal à la source, ici c’est l’ingéniosité et le savoir faire humain qui amènent l’eau depuis la robine jusqu’à l’immense abreuvoir. »…


Jean-Paul Rouvier , Banatse de mots et d’image, « Trans-humance »

Banaste de mots et d’images pour une estive. 82 pages
Prix : 16, 00 Euros
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